31/03/2009

Moto Morini fait un Granpasso en avant

Moto Morini fait un Granpasso en avant!

Elle est disponible de suite, et elle crée une nouvelle référence chez les trails sportifs pouvant envisager le petit chemin de terre. Manque cependant l’ABS, et le moteur est gourmand.

MM_Granpasso_PT_01_07.jpgUn petit constructeur italien qui s’attaque de front à l’ogre bavarois. C’est ce que tente Moto Morini en commercialisant une nouvelle moto, la Granpasso 1200, qui va faire un peu d’ombre à la reine de la catégorie trail, la BMW R 1200 GS. Les deux sont mues par des bicylindres qui offrent de bonnes accélérations à bas régime, les deux possèdent des caractéristiques dynamiques qui donnent des tenues de route irréprochables, et un design à l’avant façon bec de canard (pour la BMW) ou cigogne (pour la Moto Morini). Les ressemblances s’arrêtent là.

La Granpasso est une moto avec plein de caractère et de fougue. Son propulseur y est pour beaucoup. Il pousse fort dès l’ouverture des gaz et offre une puissance plus que respectable. Les vibrations qu’il distribue généreusement à son pilote sont plutôt agréables, tout comme la sonorité de l’échappement, pas vraiment discret. La Granpasso, c’est un peu une moto de course déguisée en trail. Moto Morini a dosé l’arrivée de la puissance en réglant de manière longue la poignée des gaz. Mais, même ainsi, quand on tourne de manière enthousiaste cette poignée, on s’expose à des cabrages imprévus du train avant.

On l’a dit, la tenue de route est impeccable. Les éléments de suspension sont de tout premier ordre, et contribuent à justifier le prix pas négligeable (19900 francs en version de base). On note toutefois une légère tendance à élargir en sortant des virages. Les coupables ne sont pas les suspensions, mais les pneus, des Metzeler Tourance à usage mixte, qui permettent de circuler sur des petites routes en terre ou en gravier, démunies d’asphalte. Le passage des vitesses est correct, le rayon de braquage bon, et la faible largeur permet de se faufiler comme un bête dans le trafic. La machine est en fait assez agile et se laisse diriger du bout du guidon sans problème, malgré sa grande taille.

En parlant de taille, on touche l’un des défauts de la Granpasso : sa hauteur de selle, qui culmine à 875 millimètres. Si vous mesurez moins d’un mètre septante et des poussières, il faudra faire un peu d’équilibrisme pour l’enfourcher ou pour se stabiliser à l’arrêt. Bon, il paraît que Morini propose à la commande une selle rabaissée… à 830 millimètres. Le confort est bon sur cette moto, avec peut-être une selle et un tarage des suspensions un peu fermes. Mais cela n’empêche pas les longues étapes, d’autant plus que le réservoir affiche une excellente contenance (près de 27 litres). Il faut juste faire attention à la consommation, qui dépasse très souvent les 6 ou les 7 litres au 100 kilomètres. Les commandes sont réglables, tout comme les suspensions. La planche de bord est complète, mais pas toujours très lisible. Les différentes fonctions sont accessibles grâce à un bouton unique placé sur le côté gauche du guidon. C’est pratique, mais il faut du temps avant de comprendre comment ça fonctionne.

 

Jérôme Ducret

16:21 Publié dans Tests | Tags : moto, morini, granpasso | Lien permanent | Commentaires (0)

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