29/05/2009

BMW propose enfin une moto "fun" à prix abordable

 

La F800R débarque sur le pré carré très disputé des roadsters de moyenne cylindrée. Une bécane idéale pour se faire plaisir.

BMW_04_F800_R.jpgChez les motards, dire BMW, c’est souvent comme parler de motos de flics, très sécuritaires, ou de motos chères pour quinquagénaires aimant leur confort. Les mots «sport», «amusement», «jeune» et «abordable» sont en effet rarement associés à cette marque. Et c’est dommage, parce que le constructeur bavarois fait de sérieux efforts pour viser d’autres publics, depuis quelques années. Avec la F800R, qui vient de débarquer sur le marché suisse, on peut dire sans arrière-pensée que l’exercice est enfin réussi.
Le prix tout d’abord: 12 400 francs clés en main pour une moto de moyenne cylindrée typée «naked» ou «roadster» (comprenez sans carénage) et avec l’ABS. On est à peine plus cher qu’une 600 centimètres cubes de même type à la sauce japonaise, italienne ou anglaise. Mais l’ABS n’est pas toujours inclus. Les couleurs ensuite, où l’on peut choisir notamment entre une version blanche et une version orange. La maniabilité, l’agilité, pour continuer: la F800R se place ici parmi les meilleures de sa catégorie, même si l’on n’atteint pas les sommets de la Triumph Street Triple ou de la Ducati Monster. Le moteur est suffisamment coupleux pour n’importe quelle balade en ville ou sur de petites routes.
La fin des clignotants spéciaux BMW
Et puis une révolution est en train de se faire chez BMW Motorrad. Petit à petit, tous les nouveaux modèles sont équipés de commodos internationaux. Pour dire les choses plus clairement, les commandes des signofils sont centralisées sur la partie gauche du guidon. Alors que jusqu’à présent le motard nouveau venu dans cette marque avait droit à un apprentissage initiatique pour éviter de confondre klaxon et indicateurs de direction et pour savoir comment éteindre ces indicateurs.
Il reste juste encore le look. Certains adoreront la finesse de la bête. D’autres ne pourront pas voir l’optique avant complètement asymétrique, signe distinctif de nombreux modèles BMW contemporains. Mais avec le petit saute-vent assorti proposé en option, ça devient tout à fait acceptable.
Moteur très frugal
Ce qui est bien, c’est que cette moto n’oublie pas un certain nombre de points forts de BMW. Le freinage est parfait: puissant et dosable à souhait, avec un ABS plus que correct. Le réglage de la suspension arrière est simple comme bonjour et se fait à main nue. Les leviers au guidon sont aussi réglables. La selle et l’ergonomie en général sont bien pensées. Rien à redire, par exemple, sur les rétroviseurs ou l’éclairage, ni sur la béquille latérale, très solide. Et le moteur est plus que frugal. Comptez en moyenne un peu plus de 5 litres au 100. Si vous faites un effort, vous descendrez même à 3 litres au 100. Cette caractéristique est partagée par tous les modèles de la série F800 ou F650.
BMW_01_F800_R.jpgLe catalogue d’options permet de nombreux ajouts de type confort. Qui font remonter le prix assez vite, mais on n’a rien sans rien chez nos amis bavarois. Reste qu’on peut se demander pourquoi BMW a nanti ses deux premiers modèles F800 de transmission avec courroie, nécessitant très peu d’entretien, et pourquoi on n’a pas fait de même avec cette F800R. Surtout que la béquille centrale est en option. La réponse de la filiale suisse de BMW: cela aurait coûté trop cher.

JÉRÔME DUCRET

Concurrentes naked: Triumph Street Triple, Suzuki Bandit 650, Suzuki GSR, Yamaha XJ6, Yamaha FZ6, Honda Hornet, Kawasaki ER-6n, Ducati Monster 696, Aprilia Shiver…

15:56 Publié dans Tests | Tags : bmw | Lien permanent | Commentaires (0)

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