10/03/2010

Trois Vaudois à l’assaut du Mondial superbike

3_motards.jpgBastien Chesaux, Michaël Savary et Thomas Caiani s’aligneront cette année dans différentes catégories du championnat du monde des motos de vitesse dérivées de la série.


Pour Bastien Chesaux et Michaël Savary, la saison de compétition reprendra dans quatre semaines à Portimão, lors de la première manche européenne du Championnat du monde superbike. Quelques courses plus tard, ils seront rejoints par un troisième homme, vaudois lui aussi, Thomas Caiani.

«Les courses organisées dans les différentes catégories de ce championnat sont toutes très disputées. Nous sommes souvent près de quarante sur la grille de départ et presque tous veulent se faire remarquer dans l’espoir d’aller en Grand Prix», explique Michaël Savary, qui a terminé 11e du Championnat du monde superstock 1000 l’an passé et qui espère décrocher quelques podiums cette saison. Car si les motos de Grand Prix sont de véritables prototypes, celles de superbike sont dérivées de la série, avec des niveaux de préparation variant selon les catégories. Elles sont donc un peu moins coûteuses que les machines GP, même si nos trois pilotes tablent pour leur saison sur des budgets compris entre 70 000 et 300 000 francs.

Après une saison complète en Grand Prix 250, Bastien Chesaux découvrira à la fois un nouveau championnat (supersport), une nouvelle cylindrée (600 cm3) et un nouveau type de moteur (quatre-temps). «Un défi passionnant: le team Harms Benjan Racing engagera deux Honda CBR et visera le podium final avec mon coéquipier Robbin Harms. J’aurai donc pour la première fois une moto vraiment performante et un coéquipier comme référence». Après des essais prometteurs cet hiver au guidon de machines de ce type, le jeune pilote de Belmont-sur-Lausanne – il n’a que 18 ans – a signé pour trois ans, avec en point de mire le titre supersport en 2012.

A 23 ans, Michaël Savary sera en terrain connu, mais disposera pour la première fois d’une des machines les plus performantes du plateau Superstock 1000. «J’ai eu la chance d’intégrer le team français Garnier Racing, qui mettra à ma disposition une BMW S 1000 RR.» Une moto, dont le pilote de Sédeilles, dans la Broye vaudoise, a découvert le potentiel la semaine passée à Carthagène. «Elle est très rigide et très réactive, donc ne pardonne pas. D’origine, elle se rapproche du comportement d’une vraie moto de course et possède un gros potentiel»

Dans cette catégorie, Michaël Savary côtoiera quelques fois Thomas Caiani, qui a commencé sa saison par une douche froide. «A Noël, tout était signé pour disputer l’entier de la saison. Mais, en janvier, j’ai appris que le team laissait tomber.»

Le pilote de Forel (Lavaux) a toutefois été sauvé par le team italien Emmebi, qui le fera rouler sur une Honda CBR 1000. «Je disputerai l’entier du championnat italien, de même que quatre ou cinq courses en Mondial. Mais je suis très motivé, car c’est la première fois que quelqu’un me met une machine à disposition sans que j’amène d’argent.»

Sylvain Muller

Infos: www.bastienchesaux.com, www.michaelsavary.ch et www.tom27.ch

 

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