16/06/2010

La Harley Forty 8 cultive l’esprit bobber

Harley48_7455.jpgPersonnaliser sa moto est une évidence lorsqu’on acquiert une Harley-Davidson. Mais depuis quelques années, le constructeur de Milwaukee complique singulièrement la tâche des préparateurs en proposant d’origine des modèles à l’esthétique nettement plus aboutis. Ainsi en est-il de la Forty 8, une énième déclinaison du Sportster apparue cet hiver et qui surfe à la fois sur la vague du vintage et sur celle des préparations ultra-épurées, appelées « bobber ».


Pour atteindre son but, le constructeur américain a équipé sa machine de quelques accessoires bien particuliers. Le plus frappant est peut-être le gros pneumatique de  16’’ monté à l’avant, accompagné d’une roue à rayons peintes en noir, tout comme à l’arrière d’ailleurs. Le look vintage s’accompagne d’une référence historique, puisque le réservoir est de type « peanut » (Ndlr : Cacahuète), un modèle de 7,95 litres apparu en 1948. Si la moto tire son nom de cette date, elle se retrouve aussi handicapée par la faible contenance, puisque la Forty 8 tomberait théoriquement en panne sèche après 140 km seulement ! Sympathiques originalités, les rétroviseurs sont installés sous le guidon et enfin, les clignoteurs arrière servent aussi de feux stop, grâce à la magie des leds. Merci la modernité !

IMG_9354.jpgLe résultat de cet assemblage est une machine très basse, compacte et sobre. Une vraie réussite pour qui aime le genre, à l’opposée des longue fourches chromées et autres sacoches à franges. Et Harley semble avoir visé juste, puisqu’avec en sus un tarif serré (14’400 frs.) la première fournée de Forty 8 s’est vendue comme des petits pains. Plus aucun modèle n’est disponible en concession et les clients signent déjà les contrats pour les livraisons de l’an prochain.

En action, la Forty 8 est un peu moins convaincante. Sa position de conduite particulière, bras et jambes écartées, couplée aux mauvais amortisseurs incite à s’arrêter souvent. Ce qui ne tombe finalement pas si mal, vu la faible autonomie du réservoir… Par contre, la moto, et en particulier son gros v-twin de 1200 cm3, délivre énormément de plaisir et de sensations sans rouler vite. Son centre de gravité bas et son bon rayon de braquage lui permettent également d’être à l’aise en ville. Moto de célibataire lors de sa sortie de caisse, la petite dernière de la famille Sportster peut en fin être équipée d’un pouf et de cale-pieds passagers. A ajouter lorsque son charme aura fait effet au bord d’une terrasse.

 

Sylvain Muller

 

Voir www.harley-davidson.ch

 

15:40 Publié dans Tests | Tags : harley, forty, bobber | Lien permanent | Commentaires (0)

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