30/07/2010

Une Triumph "touristique" au long cours

MOTO_TRIUMPH_42.JPGCe n'est pas exactement un nouveau modèle. Mais c'est bienvenu. Pour à peine moins de 20000 francs (19640 CHF avec ABS), le constructeur anglais Triumph vend désormais une version GT de sa Sprint (photos: Vanessa Cardoso). Ce qui veut dire un moteur presque inchangé, mais dont l'échappement se situe en position basse (on gagne de l'espace de rangement sous la selle et on perd des calories contre les cuisses), avec deux valises de 31 litres chacune d'origine, un châssis arrière renforcé pour plus de confort et plus de stabilité à deux, et un phare avant redessiné, qui semble aussi éclairer un peu mieux. Plutôt convaincant pour ce qui est du rapport qualité-prix.


MOTO_TRIUMPH_62.JPGLa Sprint ST, à la base, se distingue par un échappement qui fait coucou sous la selle avec trois "flûtes", en clin d'oeil aux trois cylindres caractéristiques de la motorisation Triumph moderne. Très curieusement, en déplaçant le pot d'échappement et en le plaçant sous la valise droite, on gagne de l'espace sous la selle, bien sûr, mais aussi 5 chevaux de puissance maximale (130 chevaux  tours/minute)! comme si le moteur respirait mieux. Strange, comme on dit de  l'autre côté de la Manche.

Bon, ce pot, il n'est pas très esthétique, mais c'est déjà mieux que celui qui équipe les nouvelles Yamaha FZ8. Et il se fait vite oublier. Par contre, le nouveau design de la face avant est séduisant, bien que très sobre et classieux, et moins original que le visage de base de la Sprint ST. Et de nuit, les phares éclairent mieux, même si l'on a l'impression qu'ils éblouissent un peu trop les automobilistes arrivant en face - nombreux appels de phares.

Quant au moteur, c'est toujours le grand plus de cette Triumph, comme sur la Tiger ou la Speed Triple. Il est d'une souplesse à toute épreuve, et il offre du couple (force de levier mesurée sur la roue arrière ou au sortir du vilebrequin) qui donne un bon coup de pied aux fesses quel que soit le régime du moteur, mais sans à coup quand on accélère. De la crème, really! Attention, toutefois: la moto est longue, et bien qu'elle soit maniable, il faut bien calculer ses demi-tours et ses petits louvoiements en ville. Surtout avec les deux valises qui dépassent bien sur les côtés et ne demandent qu'à aller chatouiller la carrosserie des voitures. Pour le reste, le châssis est super-stable, plus encore que la Sprint ST. Au prix parfois d'un peu plus d'inertie dans les changements de direction. Et le freinage est bon. Point.

Les leviers d'embrayage et de freinage sont réglables, et la précontrainte de l'amortisseur arrière aussi, et sans outil, s'il vous plaît! les rétroviseurs rétrovisent et sont facilement réglables. Le tableau de bord donne ce qu'il faut (sauf un indicateur de rapport engagél, mais bon, avec un tel couple, ce n'est pas très utile). Y a même une trousse à outils dans une "poche" rigide à droite du tableau de bord, poche qui peut encore accueillir de manière étanche et sou sclé deux ou trois babioles. La protection contre les éléments est correcte, sans plus. A ne pas comparer avec une BMW RT. Normal. Un bon point pour la béquille latérale, facile à utiliser et solide, mais un mauvais pour la centrale, qui est une véritable douleur dans le derrière (traduction littérale de l'anglais) quand on veut faire descendre la bike de celle-ci.

Et les valises? ah, oui, les valises! Elles sont bien utiles, croyez-moi. Encore un gros top-case et on pourra faire le tour du monde.

17:08 Publié dans Tests | Tags : triumph, sprint, gt, test | Lien permanent | Commentaires (0)

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