28/09/2010

Un parking gratuit pour les deux-roues à Lausanne, mais pour quoi faire?

P+RQ_24.jpgC'est le parking d'échange ou P+R de Vennes (photo Chris Blaser), dans les hauts de Lausanne. Il vient d'être inauguré et offre au bas mot 1200 places couvertes pour les voitures, plus une trentaine pour les deux-roues. Il se trouve à deux pas d'une station du métro automatique M2 qui relier Epalinges à Ouchy. Bon. Ce qui est intéressant, c'est que les motos et scooters ne paient rien tout ne bénéficiant d'un nombre confortable de places. A Lausanne, il n'y a pas beaucoup de parkings couverts qui proposent ça. Juste celui du Centre, au Flon, et avec moins de dix places, qui sont régulièrement toutes occupées. Re-bon. Il y a bien le parking du centre commercial des Croisettes, un peu plus haut, de l'autre côté de la route de Berne, où l'on peut aussi garer sa moto sans rien débourser. Mais c'est fermé la nuit. On doit en fait se demander à quoi sert cette générosité soudaine envers les deux-roues, qui plus est dans un parking don tle tarif n'est pas donné (près de 200 francs la journée, certes avec l'abonnement bus-métro pour une zone).

L'hypothèse qui vient à l'esprit en premier lieu est qu'il s'agit juste d'anticiper la construction au dessus de ce nouveau parking d'un complexe touristique, culturel et économique, intitulé Aqua-Ecopôle. Il contiendra notamment un véritable musée-aquarium géant, avec des bassins dédiés à plusieurs grands écosystèmes mondiaux. Et une entrée payante. parce qu'autrement, on n evoit pas bien pourquoi on déposerait sa meule près du terminus du M2 pour aller en ville, où l'on est à peu près assuré de trouver ici ou là une petite place, même en pleine nuit. On verra à l'usage!

24/09/2010

Suzuki se met aussi à la moto de plus de 700 centimètres cubes

gsr750.jpgCe n'est qu'un dessin tiré des cartons des designers. Mais il paraît qu'il est assez proche de la réalité et que nous allons découvrier dans quelques jours cette nouvelle moto, une Suzuki, au salon international Intermot allemand de Cologne. Son nom de code? GSR 750. On sait qu'il existe déjà une GSR 600, dont le visage est assez différent, mais aussi sans carénage, et aussi réalisée su rla base d'une sportive, la GSX-R 600. Cette nouvelle 750 dériverait assez  logiquement de la GSX-R 750. Suzuki étant encore le seul constructeur japonais à conserver une sportive de cette cylindrée intermédiaire. Quant au look, il fau tbien reconnaître qu'il s'approche pas mal de la fameuse Kawasaki Z 750, qui connaît un succès phénoménal en Europe, en Suisse notamment, grâce à son design, à son gros moteur et à son prix, bien sûr. On n'est pas très loin non plus de la nouvelle Yamaha FZ8 (une 800 centimètres cubes). Suzuki a choisi une esthétique qui, comme celle de ces deux modèles, privilégie les lignes angulaires plutôt que les arrondis de la GSR 600. Il faudra voir aussi le prix (il devrait être bas), la qualité des suspensions (à surveiller) et les performances (nous ne devrions pas être déçu). Sans oublier les coloris. Retenez donc la date: Intermot débute le 6 octobre prochain.

21/09/2010

Des motos Ducati pour le Pape

02_Pope_Bendictus_XVI_ducati.jpgElle ne seront pas utilisées pour donner la bénédiction aux motards, mais pour des tâches d'escorte dévolues à la gendarmerie du Vatican. Non, vous ne rêvez pas. Ducati vient fièrement d'annoncer la donation de deux de ses derniers modèles, des Multistrada 1200, à sa Sainteté Benoît XVI. Les machines ont été modifiées et sont devenues des motos de police, avec mât téléscopique surmonté d'un feu bleu, système radio, et tutti quanti. Il paraît que c'est une première, non seulement pour Ducati, mais aussi pour la gendarmerie du Vatican, qui n'utilisait pas de moto jusqu'à présent. Molto bene. On se demande par contre sir les fougueux moteurs de ces deux bolides ne vont pas se sentir un peu à l'étroit sur le territoire un rien étriqué du Vatican. En gros, de Saint-Pierre à Castel Gandolfo et retour. Pas vraiment le grand tourisme. On verra si ces machines à la suspension électroniquement réglable pour s'adapter à tous les terrains sont capables de gravir toutes les marches de la basilique!

02/09/2010

Une Monster 800 pour les fans de pilotage

M796.JPG_700.jpg

En quittant ma routière pour enfourcher la nouvelle Ducati Monster 796, j'ai eu l'impression d'être Derrick sortant de sa Mercedes pour grimper dans un coaster de parc d'attraction! Puissance, vibrations, accélérations, c'est un autre monde. Papy retrouve la fougue de ses vingt ans. Vive la Monster!
Cette dernière née de la marque italienne est toutefois plus aisée à dompter que la 1100 de l'an dernier. J'ai en tout cas l'impression de mieux maîtriser ces 803 cm3. En apparence la 796  ressemble comme deux gouttes d'eau à la grande soeur. Formes identiques, mêmes couleurs, même équipement. De toute beauté, il faut le reconnaître, avec ses deux échappements sous la selle, son monobras arrière et sa forme de réservoir caractéristique. Les deux cylindres à l'équerre ronronnent de façon prometteuse. En ville pas besoin de passer la deuxième vitesse, puisque tu peux frôler les 90 km/h avant que le disrupteur ne réagisse. Très légère (170 kilos à sec), cette bécane développe dans les accélérations, elle donne presque l'impression de pouvoir s'envoler. Le freinage est aisé et sécurisant, bien entendu avec l'ABS - qu'on peut débrancher.
En campagne, l'effet «machine à accélérer» se confirme, on atteint assez rapidement des vitesses indécentes, susceptibles de vous fâcher pour longtemps avec un préfet de police. La position de conduite est bonne, la tenue dans les virages parfaite et la relance époustouflante. La belle transalpine n'aime pas les bas régimes (moins de 3500 tours/minutes) dans les grandes vitesses, elle renâcle et vibre avec intensité. La position de conduite est assez confortable, pas trop couchée, mais l'appui sur le guidon et les vibrations peuvent donner des fourmis dans les bras au bout de quelques dizaines de kilomètres de balade sportive. 
IMG_0011.jpgJe suis content de ne pas avoir de passager: la 796 ne semble pas prévue pour deux personnes: manque de place, absence de barre de tenue et des cale-pieds gadgets qui semblent sortis d'une panoplie de Playmobil. A l'arrêt, la chaleur de la bécane (est-ce le double échappement sous la selle?) remonte dans la combinaison: pas désagréable, à condition de ne pas être stoppé en plein soleil avec un harnachement de cosmonaute! J'ajoute, au chapitre grincheux, que je ne vois pas l'intérêt de poser un saute-vent miniature qui servirait à peine de casquette à un chihuahua et que l'absence d'un système d'accrochage pour le casque m'a fait défaut.
Mais dans l'ensemble le plaisir est indéniable. A peine la balade terminée, on a envie de repartir... Cette diablesse de 796 est addictive. La belle de Borgo Panigale se révèle parfaite sur des distances courtes et moyennes, moins pour les longs trajets, mais ce n'est pas ce qu'on demande aux urbaines de cette catégorie. De plus, son prix de vente est raisonnable (moins de 14000 francs). Je la recommande aux motards confirmés et pas aux débutants, en dépit de la publicité officielle de la marque: on ne peut pas braquer à fond, par exemple pour tourner sur une route étroite. Ce qui peut causer quelques soucis aux apprentis bikers. Bien du plaisir!
Patrick Chuard

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01/09/2010

Un scooter Honda économe et stylé, pour pas si cher

MPCX12010AWG.jpgIl est bien en blanc. En noir aussi. Pour seulement 3990 francs, Honda vous livre un scooter de petite (125 centimètres cubes) cylindrée qui est parfaitement adapté à la ville, joliment stylé, et presque performant. Le PCX pèse 124 kilos tous pleins faits. Autant dire qu'il est léger. Avec un moteur qui tire jusqu'à 12 chevaux, c'est largement suffisant pour partir placé au feu rouge. L'engin est aussi très maniable, grâce à son guidon ergonomique, à ses grandes roues et à ses supsensions budget mais efficaces. Le freinage est suffisamment puissant, sans être mordant. Et il est combiné: une pression sur le levier du frein arrière actionne également un peu le spistons du frein avant, ce qui empêche les blocages de roue. On ne remarque pas vraiment que l'arrière est freiné par un antique tambour. Faut bien faire des économies quelque part! Les miroirs sont bien pensés. On voit tout ce qu'il faut voir, et ils vous laissent vous faufiler entre tous types de véhicules sans accrocher. Enfin ce scooter est plus que frugal. Avec un réservoir de 6 litres, il ne consomme que 2.79 litres aux 100 kilomètres! Parmi les plus bas du marché. Le moteur de PCX cache une petite révolution. C'est le premier deux-roues à intégrer un système stop and start comme sur les voitures de dernière génération. Lorsque vous vous arrêtez au moins trois secondes - sans que le scooter n'avance - le moteur s'éteint. Il suffit ensuite d'une minuscule rotation de la poignée des gaz pour le faire redémarrer. C'est assez génial, et fun aussi. On entend enfin ce qui se passe autour de soi. Mais ne nous laissons pas leurrer. Nos confrères français de Scooter-Station ont fait le comparatif. Lorsuqe l'on désactive ce système novateur, la consommaitn d'essence grimpe... jusqu' à 2,9 litres aux 100. Pas de quoi faire économiser beaucoup de francs en une année! Ajoutons encore que le PCX possède un coffre intéressant sous la selle, qui peut héberger même un casque intégral de gande taille. Bref, il a tous arguments pour faire un malheur auprès des citadins. Sauf peut-être une montre, totalement absente du tableau de bord. Là, l'économie ne semble pas évidente.

18:46 Publié dans Tests | Tags : honda, scooter, pcx, 125 cc, test | Lien permanent | Commentaires (0)