23/02/2011

Swiss-Moto plein comme un oeuf à Zurich

Norton1.jpg69'213 personnes ont poussé cette année les portes de Swiss-Moto (+10,7 %), salon suisse de la moto, du scooter, du quad et des pantalons renforcés, qui se tenait durant quatre jours à Zurich. Du 17 au 20 février, pour être précis. En tout cas, vendredi dernier, il fallait jouer des bottes pour poser son postérieur sur la nouvelle BMW de luxe ou pour aller admirer les bougies des motos Norton (photo ci-contre), ressuscitées il y a peu de temps en Angleterre et distribuées au compte goutte en Suisse par Egli Racing. Donc, malgré l'absence chronique du numéro un helvétique, à savoir Yamaha, ainsi que la défection de dernière minutes de Kymco, un grand du scooter made in Taiwan, le public a mordu au câble des gaz.

Il y avait même un mélange des catégories sociales à certains moments de la journée. Entre deux démonstrations de stunt avec métal hurlant tout en haut (dans la halle 7) de la Messe, quelques tatoués se faisaient des frissons écolos en allant faire un tour sur linoléum au guidon d'une Vespa indienne dont le moteur à trous qui pue avait été remplacé par un propulseur électrique. Si, si, sous le nom Vesp@Verde, la petite société alémanique Bemoto s'occupe des détails. C'est étonnant.

Et les nostalgiques ont pu retrouver l'engin de leurs dix-huit ans tout en bas, dans l'expo consacrée aux oldies japonaises. Mon compagnon de train (Zurich, c'est loin, en moto) a ainsi pleuré un petit coup sur son ancienne Katana. Il n'a par contre pas voulu signer la pétition qui demande qu'on autorise les circuits de course en Suisse. Il aime bien les motos, mais faut pas pousser, en tout cas pas sans modifier les règles de la course.

Le secret de cette affluence sans cesse en hausse? le printemps intempestif, diront certains esprits chagrins. Ou plutôt une offre à très large spectre, qui peut parler à toutes les catégories sociales, sauf peut-être les Welsches qui n'aiment pas aller trop loin. Et le fait que la mobilité à deux, voire éventuellement trois roues a de sérieux atouts pour les habitants de ce pays.

Pendant qu'on y est, on suggère aimablement aux patrons de la Messe de faire un pas de plus. Le bâtiment zurichois est placé sous l'égide de la société bâloise MCH, ceux qui "font" la foire de la Messe et aussi Art Basel, et qui viennent de racheter l'exploitation du Palais de Beaulieu à Lausanne. Vous voyez où on veut en venir?

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