11/05/2011

Pour moins de 7000 francs, la Honda CBR 250 R est une vraie petite sportive

HONDA_CBR_250_R_07_MOTO.jpgDe loin, elle ressemble à une VFR, le nouveau vaisseau amiral Honda dans le segment du sport-touring, avec son moteur V4 de 1200 centimètres cubes. De près, on se rend compte qu'il s'agit d'une petite moto à l'allure sportive. Vendue en Suisse au tarif de 6490 francs, la CBR 250 R offre cependant beaucoup de substance. Elle offre un caérnage de sportive, des suspensions et une agilité de sportive, et, au vu de son poids contenu (162 kilos à vide) un freinage de sportive.

En Asie, hors Japon, ce genre de véhicule est considéré comme haut de gamme. Pas en Europe, où il s'adresse à un public jeune qui fait ses premiers pas dans l'univers motocycliste, tout en ayant envie d'un peu plus de punch que ce que peut fournir une 125. La CBR 250 est fabriquée en Thaïlande. Cela explique une bonne partie de son prix très raisonnable, à peine 2000 francs de plus que la CBR 125 R modèle 2011.

Le fait de n'avoir qu'un seul disque de freinage à l'avant et un bouchon de réservoir sans charnière participe aussi, modestement, à baisser les coûts de fabrication. Mais pour le reste, tout est fait comme si cette moto valait bien plus. D'abord par son look, mais aussi par ses capacités.


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On peut tout faire comme sur une grande, ou presque: virages à fond les manettes, freinages très tard en entrée de courbe, accélération à la volé en sortie de tournant, course sur autoroute... le moteur monocylindre est capable de tourner très vite. Sa vitesse de pointe flirte avec les 150 km/h. Et l'ensemble suspensions-châssis fonctionne parfaitement, la CBR ne se désunit que très rarement. Un effet aussi de sa compacité, avec un empattement réduit (1369 mm) et une bonne répartition des masses. C'est un peu raide à l'arrière, mais la selle a la minceur d'un siège de sportive, après tout. En ville, on fait demi-tour en un clin d'oeil. Et on se prend vite au jeu du démarrage: il faut très rapidement passer les rapports supérieurs pour accélérer.

Au passage, Honda a bien travaillé su rle coeur de ce petit moteur: le piston n'est pas "posé" comme d'habitude, mais est décalé, et sa surface a reçu un traitement spécial qui réduit les frictions. Résultat: ça tourne vite pour mono-cylindre, de manière très souple, et assez économe en essence (avec un réservoir de 13 litres, on dépasse les 200 kilomètres même en essorant tout le temps la poignée des gaz).

Deux ou trois détails encore. Le tableau de bord est complet - mais il n'y a que les indications essentielles (trip, total, heure, température moteur, heure, jauge, compte-tour et tachymètre). L'ergonomie est bonne, sauf pour un éventuel passager. Mais celui-ci sera monis maltraité que sur une "vraie" sportive, grâce à deux poignées de maintien.

Il existe sur le marché une autre "petite" sportive de même cylindrée, la Kawasaki Ninja 250R. Son bicylindre a plus de puissance, haut dans les tours, mais elle n'offre pas l'ABS et le freinage combiné comme la Honda.

Enfin il faut signaler que l'arrivée de la CBR 250 coïncide avec la disparition d'une autre deux et demi de la gamme Honda. La VTR 250, sorte de petite Ducati Monster, n'est plus distribuée en Europe. Une décision dictée par la crise et la logique industrielle. Malgré des chiffres de vente honorables en Suisse, Honda ne gagnait sans doute pas assez au niveau européen, cette moto n'étant disponible que dans trois pays.

18:34 Publié dans Tests | Tags : honda, cbr 250 r, vtr 250, test, suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

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