31/10/2011

Des kilos en moins, de la pêche en plus, la nouvelle Suzuki GSX-R 1000

GSX-R1000L2_P11_Image_2.jpgUn regard distrait n'y verra que du feu. Oui, c'est une GSX-R. Ah bon, elle est nouvelle? Pourtant elle ressemble à toutes les déclinaisons précédentes, non? Oui et non. Tout d'abord, pour le millésime 2012 de sa supersportive 1000, Suzuki renoue avecle pot d'échappement unique. Faut toujours regarder le pot, sur une GSX-R, c'est le plus sûr moyen de distinguer les sexes... pardon, les années et les versions. Ensuite les étriers de frein ont l'air plus luxueux et plus gros. Normal, ce sont des Brembo haut de gamme, monoblocs.

Mais bien sûr, la politique de la marque japonaise étant de conserver l'image de ses sportives au fil des ans, l'essentiel de la nouveauté est caché. Cette nouvelle GSX-R est plus légère, de 2 kilos, paraît-il, que le modèle actuel. Le nouvel échappement doit y être pour beaucoup. La machine est donc logiquement plus agile. Le confort de suspensions est amélioré, nous dit Suzuki, grâce à une fourche avant aux réglages différents. Et le moteur, s'il ne gagne ni en couple ni en chevaux (185)  maximaux, distillerait de plus franches accélérations à bas et mi-régimes. Déjà que cette moto figurait parmi les meilleures dans ce secteur... Suzuki a donc effectué une remise à niveau de sa sportive. Mais, tout comme Honda, elle n'est toujours pas dotée de contrôle de traction (ou antipatinage pour les moins branchés d'entre nous). Pas très utile ailleurs que sur la piste, d'accord, mais tout de même. Disponible dès le début de l'année prochaine. Et pour le prix, en francs suisses, faudra attendre encore un poil.

28/10/2011

Des nouveautés-tés-tés à Milan

C'est dans quelques jours, à Milan. C'est l'un des plus grands salons au monde consacré à l'univers des deux roues. Du 7 (en fait, du mardi 8 au dimanche 13, mais certains constructeurs trichent en organisant des conférences de presse déjà le lundi. Il s'appelle EICMA, édition 2011, et se tient dans le pôle fiéristique de Rho Pero, au bout de la ligne de métro rouge. Tout n'est pas encore connu, mais les exposants présenteront plein de nouveautés 2012. On vous donne une liste purement indicative, parce que les choses peuvent encore changer.

Honda: un nouveau maxi-trail façon BMW GS 1200, le Crosstourer, dont le prototype avait déjà été dévoilé l'an dernier au même salon. Un moteur V4 de VFR 1200, une position et un châssis de trail, avec un mini bec de canard façon Crossrunner. Et il y aura aussi trois nouveaux véhicules (un maxi-scooter genre TMax, un roadster et un trail) autour d'un tout nouveau moteur bicylindre de presque 700 centimètres cubes, très économe, semble-t-il assez sympa au niveau des sensations, et nanti d'une nouvelle version plus légère de l'embrayage double automatique utilisé par Honda sur le VFR 1200. Sans oublier une nouvelle Fireblade, revue dans son look, ses suspensions et son tableau de bord. Mais sans contrôle de traction.

Yamaha: un nouveau TMax, dont on ne sait pour l'instant pas grand-chose, sauf que son look a été revu pour plus d'agressivité. De nouveaux scooters à grandes roues, les Centrex, pour concurrencer les bestsellers Honda SH. Et, déjà annoncée et testée, la R1 avec contrôle de traction.

BMW: un tout nouveau maxiscooter avec moteur bicylindre, sur la base d'un concept présenté l'année dernière... à Milan. Une S 1000 RR améliorée dans son électronique et son agilité. Et peut-être autres chose. mais rien n'est moins sûr.

Harley-Davidson: rien de très neuf, sauf la Dyna Switchback, essayée récemment sur ce blog

Triumph: l'arrivée du maxi-trail (façon BMW, etc.), l'Explorer 1200, qui reprend le look de la Tiger 800 avec un tout nouveau moteur... et la Speed Triple version R

Suzuki: La V-Strom nouvelle étant déjà présentée, il y aura aussi un ajournement de la supersportive GSX-R 1000, plus légère, plus performante, etc. et avec un seul pot d'échappement. Mais sans contrôle de traction

Kawasaki: à part les deux ER-6 (n et f), revues de fond en comble et essayée récemment sur ce blog (la n), il y a aussi la nouvelle ZZR 1400, qui détiendrait un nouveau record d'accélération, et surtout un nouveau maxi-trail, la Versys 1000.

Ducati: la toute nouvelle supersportive, la Panigale 1199, toujours un bicylindre, mais plus compacte, agile et qui atteindrait des sommets de puissance et de couple, avec tout le package électronique Ducati (contrôle de traction) et l'ABS sportif. Et une "petite" Streefighter 848.

KTM: une version nouvelle de la Duke 600, peut-être... et une Duke 200, 250 ou 300... peut-être

Aprilia: très certainement la Tuono Factory, plus la version Aprilia du Gilera 800, avec une face avant typée RSV 4.

Piaggio: le Beverly 350 Sporttourer, le premier scooter avec contrôle de traction...

Moto Guzzi: la nouvelle California 1400

Peugeot: le nouveau tripode avec train avant inclinable, concurrent du Piaggio MP3...

Sym: un maxiscoot 600

Kymco: un nouveau roadster, le Wolf 125

 

Et on mettra le reste à jour quand on en saura plus!

23/10/2011

L'ER-6n 2012 toujours craquante et pas chère, mais plus facile encore

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C'est sa deuxième cure de jeunesse. La Kawasaki ER-6n a été lancée en 2006. Depuis ce temps-là, elle a connu l'amour des foules de motards et de motardes, attirés par son style bine particulier, son caractère joueur, sa facilité et son prix contenu - moins de 10000 francs en Suisse. En Europe, il s'en est vendu plus de 60000 durant ces cinq années. Et la dernière évolution date de 2009. Chez Kawasaki, on se dit convaincu que l'ER-6n est la meilleure de son segment, et on s'est posé sérieusement la question de savoir s'il fallait retoucher cette moto emblématique. Deuxième des ventes cumulées de la marque en Suisse derrière la petite sportive Ninja 250 R. Mais justement, elle commençait à peiner un peu. Les verts ont donc voulu garder à leur naked de moyenne cylindrée son look aguicheur, un rien manga, tout en révisant ses composantes une par une pour les améliorer. Et ce, toujours en dessous de 10000 francs, si l'on en croit l'importateur helvétique Fibag.

 

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14/10/2011

Amendé pour avoir dépassé la vitesse limite en tombant de sa moto

maiercrash.jpgOn ne peut qu'éprouver un petit pincement de sympathie pour ce motard bernois immortalisé par une caméra de la police neuchâteloise en plein excès de vitesse. Alors qu'il venait de chuter de sa moto! Cette image a fait le tour du monde grâce au site d'une compagnie anglaise d'assurances (Carole nash) spécialisée, entre autres, dans les deux roues. Du coup, le nom et prénom du motard en question est pleinement lisible. Mais comme nous sommes en Suisse, on ne vous le communiquera pas, par respect de sa vie privée.

L'excès de vitesse en question a été mesuré par le radar à 107 km/h, sur un tronçon limité à 80 km/h. Une situation classique. Selon la police, citée par la firme Carole Nash, ce motard devait rouler encore plus vite avant de se mettre à freiner comme un trappeur devant le dispositif de contrôle de la vitesse. Il aurait ainsi perdu l'avant en le bloquant. Heureusement, il a pu se relever sans trop de bobos manifestes. Il faut dire qu'il portait un équipement complet. Et s'il avait roulé à 110 km/h, son permis lui aurait été retiré d'office.

12/10/2011

Kawasaki 2012, du record d'accélération à la moto pour tous

12MY_ZZR1400_BLK.jpgLa première salve de nouveautés est lancée chez les verts. Kawasaki a dévoilé l'évolution subie par trois de ses motos pour 2012. L'hypersportive ZZR 1400 continue sa course en avant vers plus de puissance, plus d'accélération, moins de poids, plus de contrôle... celle qui était déjà l'un des missiles les plus performants dans l'univers moto de série va atteindre les 200 chevaux (sans prendre en compte l'effet d'induction d'air, qui rajouterait 10 chevaux), tout en perdant quelques grammes. Son couple atteindrait déjà la bagatelle de 95 Nm à 2000 tours/minutes, pour grimper jusqu'à un sommet de 162 Nm à 7500 tours... Selon Kawasaki, elle offrirait tout simplement la plus grande capacité accélérative au niveau mondial pour une moto de série et de route. Pour une vitesse de pointe de 300 km/h.

Et surtout, elle se voit dotée, outre un ABS amélioré, de modes de gestion du moteur, normal ou plus soft, d'un limiteur de couple à l'embrayage et d'un système d'antipatinage paramétrable selon trois modes qui permettent plus ou moins de dérapages de la roue arrière. Au vu de la cavalerie disponible, ce ne sera sans doute pas un luxe. Prix encore inconnu. Elle sera peinte en noir (photo) ou vert et noir Kawa. Et aux States, elle devient la Ninja ZX-14R (avec un R final tout nouveau).

 

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En parallèle, les deux modèles routiers de milieu de gamme, les ER-6n et ER-6f ont droit à une cure de jouvence: nouveaux carénages, pot d'échappement redessiné, suspensions affinées, cadre et bras oscillant construits différemment pour assurer plus d'agilité et un look plus original et soigné, selle améliorée, moteur revu pour plus de couple et de puissance à mi-régime... etc. Essai pour bientôt sur ce blog.12MY_ER-6n_static.jpg12ER650F_44SWHTFSAC00D_C.jpg

Avec en prime le détail du nouveau bras oscillant à l'arrière, avec ses deux tubes en acier et sa forme de quasi banane - ici sans les caches et sans la selle. L'amortisseur unique est toujours placé de côté, mais un peu moins visible. Et l'aspect général est plus ramassé, plus compact, plus dynamique.

06/10/2011

Dyna Switchback, la BMW de chez Harley!

HARLEY_DAVIDSON_011_DYNA_SWITCHBACK.jpgC'est une Harley polyvalente. Un peu comme une BMW, quoi. Bon, pas pour le look, bien sûr, mais pour sa capacité à s'adapter à son environnement. A part le hors-piste, on peut faire beaucoup de choses avec la nouvelle Dyna Switchback. Cette moto est confortable, elle reçoit d'origine un pare-brise respectable et des valises rigides, tous deux amovibles en un clin d'oeil, elle freine plutôt bien (avec l'ABS, de série lui aussi) et elle est raisonnablement agile. Comme toutes les Harley, sa selle est basse. Mais sa position de conduite est moins typée que d'autres classiques de la gamme. Et c'est la première routière H-D, en dehors de la série touring (Road King, Electra, etc.) à bénéficier du nouveau moteur 103. Pour 103 "cubic inches", soit la bagatelle de 1691 centimètres cubes, au lieu du Twin Cam 96, qui cubait 1584 cc. Il est plus coupleux, et très souple, ce qui permet de dépasser très facilement le reste du trafic routier, de se promener sur un filet de vibrations, de cruiser sur l'autoroute en regardant les nuages défiler en miroir sur l'optique avant reprise du Road King, de faire un excès de vitesse condamnable aussi bien aux USA qu'en Suisse - mais ça vibre de partout - ou d'enchaîner les petits virages de manière décontractée. Le tout pour 22300 francs.

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03/10/2011

L'Aprilia Tuono V4 APRC, une pistarde sans carénage lâchée sur les routes

TUONO_05_APRILIA.JPGLa selle est fine, le carénage est inexistant, le moteur est colossal. Bien que très compacte, la nouvelle Tuono (photo Patrick Martin) impressionne dès que l’on pose son séant sur son siège et que l’on met le contact. C’est une moto de course que l’on a «déshabillée» et adaptée à la route. En remontant le guidon et en l’élargissant, en enlevant le carénage, en changeant les rapports de vitesse et la gestion du moteur… mais elle offre tout de même 167 chevaux, avec un moteur qui peut dépasser les 13 000 tours par minute, et un couple conséquent. Tout ça pour 183 kilos à sec. Il y a de quoi décoiffer.

Elle n’est pas pour autant difficile à piloter. Même si le rayon de braquage reste celui d’une sportive, c’est-à-dire cauchemardesque dès qu’il s’agit de faire demi-tour, même si le confort de selle est tout juste suffisant, et que la protection aérodynamique est pour ainsi dire inexistante - on ne parle même pas d’un refuge contre la pluie ou le vent - on se fait vite à ses singularités.
En effet, la gestion de toute cette puissance est faite pour rassurer. D’abord parce que l'on contrôle plus facilement ce petit monstre grâce au guidon et aux repose-pieds, et ensuite parce qu’il reçoit exactement les mêmes aides au pilotage que sa sœur pistarde RSV4.
En particulier, la Tuono a droit à un antipatinage désactivable et réglable sur 8 niveaux d’intervention. Il y a aussi un anti-wheelies, paramétrable également, qui peut restreindre ou empêcher les levers de roue avant, ainsi qu’un contrôle de lancement, pour des départs canon. Elle bénéficie en plus de trois modes de gestion de la puissance: le mode pluie, relativement doux, le mode sport, plus viril, et le mode track (piste) où la réponse à la commande d’accélération est fulgurante.
Le moteur V4 est de toute façon assez souple, en bas ou en haut des tours, et l’injection répond de manière précise aux impulsions du pilote, sans à-coups gênants, sans trous désagréables. Il reste cependant caractériel, et n’a rien de linéaire. Il faut parfois jouer de l’embrayage en ville. Et le son qu’il émet varie entre le grondement et le hurlement. On se demande comment il a passé l’homologation. On peut au passage déplorer une consommation d’essence élevée, qui fait que les 17 litres du réservoir sont vite épuisés.

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20:21 Publié dans Tests | Tags : aprilia, tuono v4, aprc, test, rsv 4 | Lien permanent | Commentaires (0)