25/06/2012

Victory, l'anti-Harley, débarque en Suisse

VictoryJackpot10.jpg Non, ce n'est pas une Harley-Davidson. On le voit en zieutant son phare avant qui n'a rien de rond. Et on le remarque aussi en examinant de près le gros moteur bicylindre en V de 10 cubic inches (1731 centimètres cubes en français métrique dans le texte). Non, c'est une Victory, également une moto américaine, une marque qui fait partie du porte-feuille du géant ricain Polaris - plus connu pour ses quads et ses motos des neiges que pour ses cruisers du bitume munis de deux roues.

Grâce à la collaboration d'Eric Kalchofner, patron de Classic Motor's Bike à Carouge (GE), nous avons pu essayer une Victory Vegas Jackpot, c'est-à-dire avec une roue de 21 pouces à l'avant au bout d'un guidon façon chopper, et un pneu de 250 (!) à l'arrière. Autant dire, un géant, d'autant plus que la distance entre les axes des deux roues est établie à un respectable 1684 mm...

On salue l'esthétique de cette moto, faite sans compromis, et dont la finition est soignée. Plus que les standards Harley, en fait. On salue aussi son (relatif) confort, l'amortisseur arrière digérant bien les bosses malgré sa courte taille.

Et le moteur est suffisamment puissant (96 CV), tout en offrant un couple de gros camion dès qu'on tourne la poignée des gaz (140 Nm!). Inutile de vouloir faire grimper ce moulin dans les tours: passés les 5000 tours, il vibre, proteste et s'essoufle. C'est normal, c'est le style d'engin qui veut ça, exactement comme sur une Harley. Par contre, la sonorité est nettement moins jouissive. C'est assez feutré, en fait. Heureusement, il y a déjà des pots alternatifs dans le catalogue des accessoires.


21juin_Victory6.jpgOn avance et on s'extrait des bouchons carougeois, avec une relative aisance malgré la taille et le poids de la moto (296 kilos à vide). La position n'est pas trop extrême, le guidon se trouvant assez bas, et le centre de gravité, frisant le bitume, étant bien centré. On note au passage que la selle est seulement distante de 653 mm du sol. C'est pratique.

Quelques kilomètres plus loin, les avant-bras commencent à avoir quelques débuts de crampe, et on se rend compte qu'il vaut mieux faire tourner cet engin avec tout son corps plutôt qu'avec le buste seul. A partir de là, ça va mieux. Mais attention: les freins, surtout l'antérieur, ne sont pas d'une puissance époustouflante, pas sur ce modèle. Mode d'emploi: utiliser les deux. C'est aussi simple que ça.

 

 

 

21juin_Victory8.jpgComme on ne résiste pas aux défis stupides, on a emmené cette Jackpot par les toutes petites routes jusqu'au col de la Croisette, tout en haut du Salève. Et c'est vrai, cette moto n'est pas faite pour ça. L'embrayage est mis à forte contribution, et le rythme est un peu éléphantesque. Mais c'est rigolo, et on attribue un bon point à l'amortisseur arrière et ua confort de selle en général.

Même le tableau de bord est suffisamment complet pour ce type de bécane. Au final, à 22900 francs, on a une belle pièce, originale et qui incite à faire le beau un peu partout. Seul vrai regret, le son de l'échappement. Faut illico investir dans un accessoire. Et merci à Eric pour le prêt de sa moto personnelle. Elle est ressortie intacte de la course de côte du Salève. Les repose-pieds n'ont même pas frotté!

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