06/04/2012

Testé le premier antipatinage pour scooter sur les bandes blanches lausannoises

dynam1.JPGMine de rien, c'est une première mondiale! Piaggio a introduit sur un de ses modèles de scooters un dispositif jusqu'ici réservé aux motos, et plutôt à de grosses motos (sportives, maxi-trails, tourers). Le nouveau Beverly 350 peut en effet être équipé d'un antipatinage. Il l'est même de série en Suisse. Des capteurs, les mêmes que ceux qui déclenchent l'ABS sur ce modèle, détectent des différences de vitesse trop importantes entre la rue avant et la roue arrière. Quand cela se produit, l'électronique coupe les gaz, littéralement, ce qui relâche la pression et élimine le patinage de la roue motrice, à l'arrière. Il n'y a pas de capteurs monitorant l'angle d'inclinaison, mais selon les techniciens Piaggio, la réponse est différente dès que l'on penche le scooter plus qu'un certain seuil. Parfait. Il n'y a plus qu'à essayer. Quelques centaines de kilomètres plus tard, sur des routes malheureusement sèches (eh oui), on se rend compte que l'ASR (c'est le petit nom de l'antipatinage made in Piaggio) n'entre en action qu'en ville lorsque l'on roule sur un rail (littéralement) glissant, ou que l'on démarre en trombe au feu avec le pneu arrière sur une bande blanche bien détériorée. L'ASR coupe effectivement les gaz, mais durant très peu de temps, juste de quoi retrouver la traction. Et un témoin lumineux le signale clairement sur le tableau de bord. On suppose que c'est tout aussi efficace quand il pleut. Et ce qui est bien, c'est que c'est déconnectable.

Par ailleurs, ce nouveau Beverly a plein d'autres arguments. Son moteur est puissant (32 chevaux) pour un 350, et son poids est très raisonnable, pour un 350 (191 kilos à vide). Autrement dit, la puissance d'un 400 pour les dimensions et le poids d'un 250. En langage automobile, on appelerait ça du downsizing, et là aussi, c'est un peu une première dans le monde des deux roues.

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