04/12/2012

Harley et Honda au sommet des ventes de motos en Suisse, Yamaha et Vespa pour les scooters

Ce sont les chiffres des nouvelles immatriculations pour les dix premiers mois de l'année 2012 sur le marché suisse. Comme d'habitude, ils n'équivalent pas exactement aux ventes, mais s'en rapprochent. Et comme d'habitude, les deux derniers mois de l'année ne vont pas changer fondamentalement les choses. Les tendances des dernières années se confirment pour ce qui est des marques. Harley-Davidson est numéro un chez les motos (3513 unités, plus 7,3% par rapport à la même période l'an dernier), avec en deuxième position Honda (3393, plus 28,47%!). BMW arrive bon troisième avec 2800 motos (-2,78%). Si on ne considère que les scooters, le duo gagnant est dans l'ordre Yamaha (4296, +19,8%, mais -15,7% pour les motos) puis Vespa (3630, +14,58%). Et Le troisième est cette fois Honda, avec 3596 unités (y compris l'Integra), soit plus 12,41%. On voit qu ele premier constructeur mondial de deux roues (le big H) a confirmé son spectaculaire redressement. Et la Motorcompany de Milwaukee continue de surfer sur son succès européen, en se permettant d'ailleurs d'annoncer pour 2013 une baisse de prix.

Kawasaki voit baisser ses immattriculations de presque 12%, tout comme Triumph, alors que Ducati se maintient (-1,71%), et Suzuki également (-0,88%, alors que les scooters de cette marque continuent leur descente). Aprilia est aussi à la baisse (-6,96%). A titre de bonne surprise, parmi les petits poucets, MV Agusta cartonne: 288 motos, plus 115%, et Moto Guzzi fait bien aussi: 213, plus 76%.

 

Pour les curieux, en cumulant les deux segments, motos et scooters, le classement est:

Yamaha, Honda, vespa, H-D, BMW, Kawasaki, Sym, Piaggio, Suzuki, Aprilia, Ducati, Triumph, KTM, Peugeot puis Kymco.

Et si l'on regarde les immatriculations non plus en termes de marque, mais de modèle, on voit que l'indétrônable BMW R 1200 GS (549 unités, - 14,35%)s'est fait devancer cette année par un sportster, la Harley-Davidson 42 (557, +5,69%). Viennent ensuite

La Suzuki GSR 750 (+71,26%!)
La Yamaha FZ8 (-14,38%)
La Honda NC 700 S (nouveau modèle)
La BMW S 1000 RR (première sportive, +47,46%)
La Yamaha XJ 6 N (-25,5%)
La KTM Duke 690 (+196,33%!!!)
La Honda CB 1000 R (inoxydable, +7,72%)
La Honda NC 700 X (nouveau modèle)
La Kawasaki ER-6n (+31,44%, elle "repique")
La Honda Crosstourer (nouveau modèle)
La Kawasaki Z 750 R (+39,13%)
La Harley Sporster Iron 883 (+53,8%)
La Harley Dyna Fat Bob (+4,33%)
La BMW R 1200 R (-26,7%)
La Ducati Multistrada 1200 (-14,19%)
La Harley Sportster 1200 Custom (+54,97%)
La BMW R 1200 GS Adventure (+14,93%)
et la Ducati Panigale (20e, nouveau modèle)

Comme on peut le voir, la Suisse privilégie les "grosses" motos, mais ne dédaigne pas les engins en même temps économiques (bon score des deux NC 700, des XJ 6 N et ER-6n). Si l'on cumulait les R 1200 GS et R 1200 GS Adventure, le modèle BMW serait en tête. On ne peut que s'émerveiller devant le succès croissant des modèles Harley, qui n'évoluent pourtant presque pas. A rapprocher certainement du succès des Vespa.

Justement, les modèles de scooters, dans l'ordre

Yamaha Aerox 50 (1169, +28,46%)
Honda PCX 125 (1123, +1,54%)
Vespa LX 125 (1103, +17,09%)
Honda Vision 110 (+261,71%)
Yamaha Vity 125 (+13,7%)
Vespa PX 125 (+20,03%)
Vespa GTS 300 (+23,21%)
Yamaha X-Max 250 (+2,69%)
Peugeot Speedfight 50 (+2,52%)
Yamaha Xenter 125 (484, nouveau modèle)
Yamaha TMAX 530 (481, nouveau modèle, plus ou moins)
Piaggio Fly 125 (-24,88%)
Sym Mio 100 (-11,05%)
Yamaha Cygnus X 125 (-21,6%)
Vespa LX 50 (+10,74%)
Honda SH 125 (+0,52%)
Honda Integra 700 (374, nouveau modèle)
Honda GST 125 (+22,51%)
Honda SH 300 (-19,79%)
Aprilia SR 50 (+2,41%)

Là, ce sont plutôt, très logiquement, les petites cylindrées qui l'emportent. Mais les trois vrais maxiscooters du lot se défendent très bien. Et la Vespa 125, avec la version GST, arrive en tête.

 

 

18/02/2012

Ducati Suisse baisse (un peu) ses prix et perd un concessionnaire vaudois

Panigale_S_Tricolore_blog.jpgIls sont là, officiels, approuvés du sceau du salon Swiss-Moto. La nouvelle filiale Ducati Suisse a publié les prix 2012 de ses modèles. Sans surprise, la fabuleuse nouvelle superbike Panigale n'est pas exactement bon marché: 24990 francs pour la version de base, 1000 de plus pour l'ABS, 30990 pour la S (ABS inclus, ainsi que les suspensions réglables électroniquement), et la bagatelle de 35990 francs pour la Tricolore (en photo, à la livrée italienne, et qui possède aussi quelques raffinements supplémentaires). Bon. C'est de bonne guerre, vue le concentré de technologie et surtout l'image de marque.

Mais la bonne nouvelle, c'est que les prix de plusieurs autres modèles ont baissé. Ainsi, une Multistrada 1200 ne coûte plus que 19990 francs, avec l'ABS! (23990 pour les versions S ou Touring). Le Diavel a lui aussi baissé. Pour faire court, ces prix sont ceux qui étaient en vigueur l'an dernier lorsque les motos Ducati étaient proposées avec le "bonus euro" (en moyenne moins 1000 francs). Ils sont juste devenus définitifs.

Encore une nouvelle glanée à Swiss-Moto: Ducati Suisse annonce ne plus avoir de concessionnaire dans le canton de Vaud. Le contrat avec FMC, à Lausanne, aurait été dénoncé. On ne sait pas si c'est d'un commun désaccord. Mais le patron de la concession, qui représentait aussi Aprilia, MV Agusta, Suzuki, Peugeot et, un temps, Moto Morini, se plaignait depuis plusieurs mois de ne pas pouvoir tourner avec le système imposé à la Suisse (et notamment les prix des motos Ducati). "Nous serions heureux de trouver un nouveau concessionnaire, mais nous ne le cherchons pas à tout prix, explique Vittorio Bozzoli, de Ducati Suisse. Il n'est pas si évident de trouver quelqu'un de suffisamment motivé, avec un bon emplacement. En attendant, les clients pourront aller à Carouge (Genève), Neyruz (FR), Bevaix ou Chamoson." Plus d'infos sur ce sujet bientôt.

Ah, et bien sûr, FMC n'est plus non plus concessionnaire MV Agusta. Mais cette denrière marque a un autre représentant vaudois à Aubonne.

 

14:18 Publié dans news | Tags : ducati, suisse, prix, 2012, mv agusta, vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

17/08/2011

La patron de MV Agusta s'en est allé, définitivement

claudio-castiglioni-mv-agusta.jpg_630.jpgUn grand nom de l'industrie motocycliste n'est plus. Claudio Castiglioni, patron de la firme italienne MV Agusta, est décédé ce matin dans un hôpital à Varese, ville où se trouve le siège de l'entreprise. Des suites d'une longue maladie, comme on dit. On doit à cet homme qui a dirigé plusieurs firmes, dont Ducati et Cagiva, la réalisation de nombreuses "oeuvres d'art" dans le domaine de la moto, comme la fameuse Ducati 916, ou, chez MV, les non moins fameuses F4 et Brutale. On le voit ici au salon de la moto de Milan (EICMA), ayant reçu en 2008 le prix de la plus belle moto du salon pour sa MV Brutale 1078. Son fils continue à gérer l'entreprise MV, qui annoncera certainement à Milan cette année, en novembre, au moins deux nouveautés.

22/03/2011

Les nouvelles MV Agusta Brutale sont presque civilisées

Brutale1090et990.jpg

Elle porte toujours le bon nom. Brutale, en italien, pas besoin de traduction. La firme MV Agusta est célèbre de l’autre côté des Alpes pour son glorieux passé et pour deux modèles d’exception: la sportive F4, et le roadster Brutale, toutes deux issues du coup de crayon du génial Massimo Tamburini, retraité depuis peu. C’est lui qui a conçu la sculpturale Ducati 916. Mais tant la Brutale que la F4 n’avaient pas bougé depuis près de onze ans. Et MV Agusta a connu des hauts et surtout des bas ces dernières années, qui l’ont empêché de faire progresser ses produits. La société a été rachetée par Harley-Davidson, puis revendue à son mentor italien Claudio Castiglione, après épuration des dettes. Aujourd’hui, la marche en avant a repris, et ce ne sont pas moins de quatre nouveaux modèles qui sont proposés dans la gamme.
La Brutale 1090 RR en fait partie. Elle reprend dans les grandes lignes l’aspect extérieur de l’original. Le phare a toujours l’air de sortir d’un tableau de Dali, façon montre molle. Il a pourtant évolué de manière subtile. On retrouve aussi les magnifiques pots d’échappement en flûtes superposées sur le côté droit.
Là où la Brutale a vraiment changé, par contre, c’est dans l’apparition d’une certaine dose de facilité de conduite. Oui, vous avez bien lu. Sur l'exemplaire sympathiquement prêté par Speed Bike à Carouge (GE), les suspensions ont été adoucies, sans rien perdre de leur précision. La selle, bien que peu épaisse, est devenue presque moelleuse. Les freins sont toujours puissants, mais leur mordant est un peu moins dangereux. Et la puissance sauvage du moteur à quatre cylindres a été un tant soit peu domptée. Vous pouvez choisir de conduire avec ou sans une fonction d’antipatinage, réglable sur sept niveaux. Le huitième étant l’option zéro, sans contrôle de traction. On peut aussi adopter l’un des deux modes de gestion du moteur, avec une réponse à l’accélération plus ou moins fulgurante.
Il y a aussi un dispositif antidribble qui permet de descendre plusieurs rapports de vitesse d’un coup sans que la roue arrière ne déleste. MV serait-il devenu une filiale de Honda? Non, là, on vous rassure immédiatement. Le son qui s’échappe des pots est toujours très rauque, et la bête demande toujours de la finesse dans le pilotage, en particulier la commande des gaz. Sinon on se retrouve catapulté dans le prochain mur sans l’avoir vraiment choisi. L’accélération est en effet phénoménale pour ce genre de moto. Le contrôle de traction empêche simplement l’accident avant le premier obstacle frontal. A ne pas mettre entre tous les poignets, donc. Enfin il faut s’habituer à l’action curieuse de l’embrayage à très basse vitesse. En rétrogradant, on sent un retour dans le levier et donc dans la main gauche. L'effet de l'antidribble. Il faut l'accompagner, sous peine d’avoir des à coups… brutaux.
Brutale_8939.jpgEn virage, cette moto est très incisive. Un regard appuyé, une pression de la jambe, et elle tourne. Avec tout de même une certaine touche d’inertie - pas désagréable, d’ailleurs - due sans aucun doute à l’amortisseur de direction. Celui-ci est toutefois réglable, lui aussi. C'est en fait plutôt sécurisant. A part cela, les leviers d’embrayage et de frein sont toujours réglables, tout comme les suspensions avant et arrière. Les clignotants antérieurs se sont quant à eux installés au bout des rétroviseurs. C’est tant mieux pour l’esthétique. Même si côté rétrovision on a toujours droit à ses coudes.
La seule grosse critique que l'on puisse adresser à cette nouvelle Brutale tient à la complexité du tableua de bord. Ils est complet - même s'il n'affiche pas l'heure ni une jauge d'essence, remplacée par un indicateur de réserve et un décompte kilométrique spécial à parti de ce moment. Mais il faut au minimum un diplôme d'ingénieur pour en comprendre la logique. La simple remise à zéro du compteur kilométrique partiel nécessite une série de manipulations sur les deux seuls boutons présents qui défie l'entendement. Il ne rest eplus qu'à l'apprendre par coeur.
La nouvelle Brutale existe en deux, et bientôt trois versions, la 1090 RR représentant le sommet du panier, tant par son prix (24900 francs) que par sa dotation. Juste un cran en dessous, la 990 R s'arrache à 22000 francs. Elle dispose aussi du contrôle de traction. Et, dans un peu plus d'un mois, la Brutale 920, de cylindrée légèrement inférieure, sera proposée au prix incroyable (pour une MV) de 15900 francs.

16:38 Publié dans Tests | Tags : mv agusta, brutale, test | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2009

Buell sacrifié à cause des soucis de Harley

Buell5.jpgCela fait maintenant cinq jours que Harley-Davidson l'a annoncé. Le géant américain laisse tomber sa société fille Buell, qui produisait des motos plus orientées sport sous la houlette d'un ingénieur de génie, Erik Buell. Apparemment, une perte de plus de 23% en ce début d'automne a convaincu les patrons de Harley d'abandonner tout ce qui n eportait pas leur badge. En Suisse comme ailleurs, cela signifie que les Buell ne seront plus produites dès le mois de novembre, mais que H-D assure encore le service après-vente durant les quelque dix années légales. Et Harley annonce du même coup vouloir revendre très rapidement l'italien MV Agusta, qu'il venait de racheter... il y a comme un petit goût de gâchis dans l'air.

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